FAQ Questions Fréquentes

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Certaines questions reviennent toujours de manière récurrente. En ce qui concerne l’expertise et l’estimation, nous avons déjà développé le sujet dans la rubrique consacrée.

INDEX

Pourquoi le timbre ne se vend pas au montant indiqué de la cote des catalogues?

Mon timbre est deuxième choix est-ce qu’il ne vaut rien ?

Puis-je déterminer tout seul la valeur de ma collection de timbres ?

En fait, c’est la cote des catalogues qui pose toujours le même problème et d’où fusent les principales questions.

Ainsi, nous avons :

Pourquoi le timbre ne se vend pas au montant indiqué de la cote des catalogues?

Il faut remonter aux origines, au départ, les négociants avaient répertorié dans l’ordre chronologique et référencé par un numéro les timbres émis. Dans leurs catalogues il y avait 2 colonnes, le prix indiqué à gauche était celui auquel vendait le marchand le timbre à l’état neuf, et à droite il s’agissait du prix auquel pouvait fournir le marchand ce même timbre en oblitéré. Cela était la norme en vigueur environ jusque dans les années avant guerre. Et, c’était simple, lorsque vous proposiez ce timbre au marchand, il vous le payait à la moitié de son prix, d’où l’expression « moitié cote ». Deux ou trois marchands dont l’un d’entre eux jusqu’à aujourd’hui a perduré, faisait office de référence.

A un moment donné, il est apparu pour eux, qu’il est devenu plus judicieux commercialement parlant, de n’imprimer que des catalogues, plutôt que d’acheter ou vendre des timbres, de se déplacer, de stocker… bref, plutôt que d’exercer leur métier de marchand de timbres !

Au fil du temps ils se sont donc déconnectés de la réalité du marché, en n’ajustant leurs « cotes » que sur l’indice de l’inflation annuel, ils sont devenus de simples éditeurs et imprimeurs.

Aujourd’hui, très souvent critiqués, ils ont tenté depuis quelque années redresser la barre, en essayant de reprendre leur activité première de négoce, mais le discrédit est toujours total, étant donné qu’ils proposent à la vente leurs timbres a des prix bien en deçà et inférieur à leur propre cote!

D’ailleurs, afin d’éviter tous risques de procédure à leur encontre, leurs services juridiques leur a conseillé à chacun (contraint ?) d’indiquer un grand encadré sous forme d’avertissement aux lecteurs, dans lequel on peut lire que les dits catalogues se dégagent de toute responsabilité dans une quelconque différence entre « la cote » indiquée et le prix réel, celui ci n’étant obtenu que par accord de gré a gré entre vendeurs et acheteurs ! Il est vrai que beaucoup de clients nous disent:  »Mais il faut bien que l’on ai une base! »

Pourtant, dans tous les domaines, autres que philatéliques, (prix des voitures, des tableaux, des œuvres d’art…) les prix atteints lors des différentes ventes ( aux enchères … ) déterminent la cote des objets en question. Cela est absolument logique, en effet si un modèle identique de voiture (identique au niveau, du kilométrage, de l’année…) se vends 9000€, et 10 000 € et 11 000€, l’argus retiendra la moyenne de ces 3 chiffres et l’on dira qu’il est de 10 000€.

Ainsi, bien normalement, ce sont les prix moyens atteints qui déterminent la cote.

Or, très étrangement, en philatélie cela fonctionne à l’inverse ! Par exemple, la cote indiquée est de 100 €, le timbre se vend un pourcentage (habituellement de 10 à 50 % selon la qualité) de cette cote. L’année suivante, lors de la parution du nouveau catalogue, si la cote passe à 150€, alors proportionnellement, le prix de vente augmentera.

Ainsi, en Philatélie, on constate que c’est la cote qui détermine le prix !

Cela est complètement absurde !

A cause de cela, on arrive à une situation ou le timbre cote 100€, mais se vends 30€, mais si le nouveau catalogue le cote 30€ l’année suivante, alors il ne se vendra plus que 10€ !?

Au lieu de reprendre pour un même timbre donné la moyenne des prix de ventes visibles dans les tarifs des négociants et des prix atteints dans les ventes, qui déterminerait une véritable cote, les catalogues agissent au contraire, déboussolent clients collectionneurs et professionnels, pour qui la cote ne veux plus rien dire, jetant ainsi définitivement le discrédit et l’opprobre sur les catalogues, bref, la méfiance qui s’installe sur le marché philatélique…

Autre gros problème avec les catalogues et leur façon de présenter leur cotation, un exemple: prenons le cas des timbres après 1900 et jusqu’à l’année 1959, on trouvera 3 colonnes: à gauche celle concernant les exemplaires neufs **, à droite la colonne des cotes en oblitéré et au milieu la colonne des neufs *. On constatera le schéma suivant permanent: un montant par exemple de 100€ pour le neuf ** et pour l’oblitéré et de 60€ pour le neuf * (ceci pour les timbres à surtaxe), et 100€ pour la colonne de gauche, 30 pour la colonne du milieu et 2 pour la colonne des oblitérés.

Cela induit systématiquement 2 soucis et 2 failles dans laquelle s’engouffre les « petits malins », lorsqu’ils en possession d’un exemplaire qui cote plus en oblitéré, alors … ils mettent un coup de tampon ! Ou bien lorsqu’ils ont un exemplaire qui cote plus en neuf ** alors ils se débrouilleront pour regommer leur timbre * avec charnière ou adhérence. Certes, c’est de bonne guerre, mais on va se retrouver avec uniquement des timbres oblitérés ou neufs sans charnière (neufs ** ou neufs avec gomme non originale) et voir disparaître les timbres neufs *!

Cela est bien sûr complètement absurde on voit bien par cet exemple le côté non fiable des catalogues qui poussent à ces extrémités.

On pourrait hélas multiplier les exemples concernant ces failles: prenons le cas des timbres non dentelés des émission générales des colonies ou tirage des impression Rothschild là encore non dentelés qui sont systématiquement repiqués (c’est à dire avec dentelure refaite) en effet leur valeur catalogue avec dentelure est largement supérieure…

Les timbres neufs avec gomme non originale, charnières enlevées, 100% regommés… Quid de leur valeur ?

Nous entendons très souvent malheureusement une interprétation entièrement erronée qui consiste à dire que ces exemplaires sont faux ou qu’ils ne valent rien… ou presque !

En réalité, ces timbres sont donc absolument authentiques et la détermination du caractère originel de leur gomme au verso constitue deux choses complètement différentes qui n’altère pas leur réalité de base (au recto il s’agit bien d’un timbre que l’on collectionne au départ avant de visualiser sa gomme !).

En effet, pour un exemplaire donné qui aurait simplement bénéficié d’une amélioration pour esthétisme d’un point de vue partiel par exemple à l’endroit où se situait une trace de charnière, on parlera de gomme partiellement originale ou partiellement non originale .

Mais en aucun cas ce timbre perd de son caractère authentique, il en est de même pour un exemplaire dont la gomme a été 100% refaite, il y a à ce niveau d’ailleurs un consensus entre les experts au niveau international pour décrire ces pièces « … authentiques mais gomme refaite ou encore authentiques mais gomme non originale, etc… »

Il ne faut donc vraiment pas jeter l’opprobre sur ces timbres, il faudra simplement veiller à ce que leur description soit rigoureusement conforme, à savoir ne pas les indiquer neufs **, mais neufs (sans étoiles) le sigle neuf (*) signifie lui que le timbre est 100% dépourvu de gomme en son verso, il n’est donc pas adéquat pour un timbre dont la gomme est présente, mais qui après expertise s’avère non originale.

En ce qui concerne leur valeur, celle-ci est bien supérieure à la valeur d’un exemplaire identique mais très moche au verso ou dont l’aspect au verso serait peu esthétique (cas des timbres neufs * avec charnière, adhérences ou problèmes visibles qui sont beaucoup plus rejetés par les collectionneurs) .

Bien entendu un exemplaire neuf ** et luxe en parfaite qualité vaudra toujours plus cher commercialement parlant qu’un exemplaire avec gomme refaite ou partiellement, mais le marché paiera plus cher un timbre amélioré qu’un timbre en mauvaise qualité, laissé tel que, ceci est logique le travail et le temps passé à améliorer la qualité consitue à raison une valeur ajoutée.

Mon timbre est deuxième choix est-ce qu’il ne vaut rien ?

Absolument pas!

Le marché du timbre en qualité 2ème choix est nécessairement important, en effet de nombreux collectionneurs désirent acquérir un timbre précis, mais n’ont pas forcement les moyens de se le payer en parfaite qualité.

De sorte, ils acquièrent un exemplaire 2ème choix en attendant !

Ils bouchent leurs cases et un jour, pensent-ils, le remplaceront…

De plus, une certaine subjectivité règne dans ce domaine : certains individus, étant par nature plus draconiens que d’autres, un tout petit défaut insignifiant et sans incidence peut n’être en tout état de cause, rien aux yeux d’un collectionneur, et pourtant , rédhibitoire aux yeux d’un autre !

Enfin bien que deuxième choix parfois une pièce peut être extrêmement intéressante. pour les rareté cela va de soit : le numéro 7 1f vermillon ou l’inverted Jenny de la PA ( Poste Aérienne) des USA même défectueux valent forcement beaucoup d’argent.

Mais parfois un timbre à priori anodin et insignifiant présente une particularité (oblitération peu commune variété…) et une plus value importante lui est conféré par exemple un 20 centimes noir Cérès non dentelle de la première émission de France de l’année 1849, si il est revêtu du cachée a date du 1er janvier de cette même année, sera un premier jour d’émission mais aussi d’utilisation du premier timbres sorti en France . Bien évidement, même avec gros défaut ce timbre se vendra a un prix élevé.

Tout cela étant dit pour un amoureux du timbre même s’il ne vaut que 10 centimes et qu’il est en très mauvaise qualité on a du mal a le jeter il ne faut pas oublier que pour un jeune débutant de 9 ou 10 ans avoir un timbre provenant d’une îles lointaine est un chose fascinante et 2 ou 3 dents en moins ou une petite déchirure n’a absolument aucune importance.

Ou encore, puis-je déterminer tout seul (en me renseignant a droite ou a gauche, ou sur internet) la valeur de ma collection de timbres ? etc, etc…

Cela est très difficile.

Certes, a force de chercher a comprendre et bien entendu avec l’outil merveilleux que représente aujourd’hui internet, cela est plus faisable qu’avant, mais au mieux on pourras comprendre qu’une collection vaut très peu ou presque, ou inversement extrêmement cher (à condition non plus de ne pas faire de confusion, certain s’imagine posséder un n°84 1c noir sur bleu de Prusse alors qu’ils n’ont en main qu’un numéros 83 1 centime noir sur azuré ou encore confondre le 1 franc rouge orange de l’émission Cérès mazelin de 1945 avec le 1 franc carmin ou vermillon de la première émission de 1849)

Mais pour savoir sinon précisément, ou tout au moins approximativement la valeur marché réel d’une collection il fait absolument se confronter au marché et consulter négociant et expert

Il est des timbres indiqués à 1000€ dans les catalogues, mais que pour une raison ou pour une autre (pays très peu demandés, qualité 3ème choix…), on du mal à vendre… 50 euros !, tandis que d’autres qui cotent 15€ sont vendables… 400€ ( timbres de Chine période révolution culturelle…)

De toutes façons, s’il était si simple pour déterminer la valeur de sa collection, de calculer une quelconque cote dans un catalogue, ensuite de prendre 10, 30 ou 40% de cette cote et d’affirmer que sa collection vaut le montant calculé, alors il n’y aurait certainement pas besoin d’expert !

 

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